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                                       AMENAGEMENT DE LA PLACE

  • Une place remarquable

La place est destinée à être un lieu agréable de convivialité de  Montauban. Elle a comme atouts d’être une des plus belle place du Pays de Brocéliande grâce à la qualité architecturale des maisons qui la bordent. L’aménagement de la place serait l’occasion de valoriser dans le temps l’architecture de ce bâti en mettant en place une AVAP  qui permettrait de proposer aux propriétaires un cadre pour les travaux de restauration qui pourraient être entrepris tout en leur permettant de bénéficier d’avantages fiscaux.

 

  • Une ancienne mairie à conserver

L’ancienne mairie tente par son architecture de rappeler l’ancienne église qui se trouvait sur la place. Réalisée par l’architecte Charles Coüasnon en 1938 elle a retenu l’intérêt de l’architecte des Bâtiments de France et de l’architecte conseil de Montauban qui estiment le bâtiment intéressant non seulement par sa capacité a être rénové par transformation, mais aussi par son état existant comprenant une richesse patrimoniale : ferronnerie Art Déco, intérieur : mosaïque ODORICO (2) et surtout une toile marouflée de 1938 du peintre et décorateur Louis GARIN ( 1888-1959), courant de l’ Ecole de Pont-Aven (3)

Pour favoriser la mise en place d’un marché il pourrait être envisagé, non pas la destruction du bâtiment, mais le percement d’arcades au rez- de- chaussée afin de permettre l’installation d’étales en communication avec la place.

(2)       Isidore Odorico fils : l'artiste

 

De 1908 à 1913, Isidore Odorico suit les cours de l'École des Beaux-Arts de Rennes. Il reprend l'entreprise familiale après la Première Guerre mondiale et la développe considérablement dans l'entre-deux-guerres[1]. Il épouse en 1922 Marcelle Favret, fille de Pietro Favret. À partir de ce moment-là il collaborera à de nombreux chantiers avec son beau-père[2]. Grâce à sa formation artistique, il crée de manière tout à fait personnelle des motifs inspirés par l'Art déco, alors en plein développement.

Il collabore avec différents architectes travaillant en Bretagne : Jean de La Morinerie (« Le Petit Carhuel » à Étables-sur-Mer), Emmanuel Le Ray (crèches pour la Ville de Rennes, palais du commerce), Pierre Laloy (postes de Saint-Lunaire, Tréguier, Rennes-République, etc.), Hyacinthe Perrin (église Sainte-Thérèse à Rennes), Roger Jusserand (la « Maison bleue » à Angers), Georges Robert Lefort (grand séminaire de Saint-Brieuc).

(3) TOILE DE LOUIS GARIN DANS L’ANCIENNE MAIRIE

Louis GARIN est un peintre renommé né à Rennes en 1888.Employé de la Compagnie des Chemins de fer, il suit des cours du soir aux Beaux Arts de Rennes et participe pour la première fois, à 34 ans, au salon de la Société Nationale des Beaux Arts et y remporte un vif succès l’année suivante avec l’Enterrement à Penmarc’h.

Retenu pour réaliser la décoration de l’église Sainte Thérèse de Rennes le décide à quitter les Chemins de fer pour se consacrer à la peinture.

Peintre de la Bretagne

La Bretagne a été sa seule source d’inspiration. Attiré par la mer il a mis sur ses toiles des paysages du littoral, des scènes de plages et de régates notamment à l’Ile aux Moines, Tréguier, Paimpol.

Les vingt dernières années de sa vie il a davantage privilégié les scènes rurales comme à Montauban.

Peintre diversifié

Céramiste, il a réalisé quelques unes des plus belles œuvres de la manufacture HB à Quimper et les faïenceries de Sarreguemines

Illustrateur, il travaille pour Ouest –Eclair, la Vie Rennaise, la revue La Bretagne ou encore réalise des décors pour des entreprises (boites des Galettes Saint Michel…)

Décorateur, vingt-cinq décors peints ont été retrouvés. Il a ainsi réalisé des décors dont certains atteignent 17 mètres entre autres pour la salle de jeux du paquebot Normandie, l’Exposition Universelle de Paris de1937, l’hôtel du Guesclin à Rennes. De nombreux décors ont été découpés et vendus à des collections particulières.

Il décède en 1959, la dernière vente publique a été réalisée par la célèbre étude TRAJAN en 2000 et une exposition a été organisée par la ville de Fougères en 2001